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Frédéric de Goldschmidt Projects • Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique / installations / 2020-2021

IS THERE ? / video-art [triptyque]

FdG Projects / Janv > Fev 2020

MRBAB / Oct 2020 > Fev 2021 [Commissaire d’exposition : Maëlle Delaplanche]

« Vous montez dans la nef, vous êtes saisi par la vision panoramique de la place d’Yser, ses avenues, ses traversées et les clair-obscur du jour et de la nuit. Si bien que dans ces regards à l’infini, la ville est vue-voyante, objet et sujet de tous les « paradigmes ».(…) Dans ses flux et ses fluides, elle s’inscrit toujours dans un temps éphémère où les effets surface vous plongent dans une immersion existentielle. Etrangère à l’accélération d’un instant sans futur, elle se déploie dans un passage du temps rendu sensible, un intervalle « entre » des choses et des multiplicités, où les lieux sont sublimés et réinventés.Dessiner le temps, pour créer des intervalles, tel est aussi le projet des flux virtuels de Caspar. Un motif ornemental, puis un second puis un troisième et ainsi potentiellement à l’infini. Un flux, un enchevêtrement de flux, un labyrinthe de routes avec de vraies fausses voitures vues d’en-haut, immobilisées dans leurs reflets.  Des passages sans frontière entre territoire et déterritorialisation du regard. Un sentir, mais de l’extérieur, avec sa distance, sa fragilité et ses multiplicités artificielles, voire artificieuses. »  Christine Buci-Glucksmann in Paradigm(e) 2017

Source : Captation video en surplomb de la place de l’Yser à Bruxelles.

–  Fluxus (2017) https://vimeo.com/288978241: Ce premier volet offre une vision fractale et kaléidoscopique. Cette mutation de l’image et son appropriation à travers le filtre d’un mode de représentation, permet de recomposer une image à la fois réaliste, utopique et poétique des flux de la ville. Le sujet est au centre de l’image.

Nexus  (2017) https://vimeo.com/288980167: Le second volet est une mise en abîme de cette première vision. La ré-interprétation ou le pentimento de la première création provoque une distanciation de l’œuvre par rapport à son sujet.  Il s’agit de déréaliser le réel pour en offrir un substrat.  À la fois graphique et épurée, cette œuvre est une invitation à la scrutation. L’image est devenue le sujet.

Synthesis (2019) https://vimeo.com/303039862 : Le troisième volet propose une ultime transfiguration par un processus de virtualisation du réel. C’est le troisième degré d’une vision intégrale.  L’aspect est proche d’un vitrail, les variations lumineuses et colorées sont au centre d’une sorte de perpétuelle chrysalide en mouvement. La réflexion est en miroir à celle décrite par Vinci dans ses manuscrits, quand il observe les taches sur les murs. L’image est une illusion.

Ces trois volets d’un même tableau sont enrichis de 3 créations sonores originales de Gilles Mardirossian.